Chirurgie du membre supérieur / main

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pathologie de la main

Le syndrome du canal carpien est un syndrome de compression canalaire très fréquent.

Il est causé par l’épaississement d’un ligament se situant à la face antérieure du poignet, responsable d’une compression du nerf médian.

On peut dans certains cas retrouver un terrain favorisant comme l’hypothyroïdie, la grossesse ou le diabète. La plupart du temps, aucune cause n’est retrouvée.

Les symptômes sont souvent nocturnes et se présentent sous la forme de décharges électriques dans le pouce et les premiers doigts de la main.

L’électromyogramme (EMG) permet de faire le diagnostic.

Le traitement chirurgical se pratique sous anesthésie locale et consiste à sectionner ce ligament épaissi à travers une incision de 1 cm à la face antérieure du poignet.

La sortie est autorisée le jour même de l’intervention. Des pansements sont préconisés pendant une semaine. Les douleurs dues au canal carpien disparaissent le soir même de l’intervention.

La force revient habituellement à partir du 6ème mois post opératoire.

Les muscles de la coiffe des rotateurs sont un groupement musculaire essentiel à la fonction de l’épaule.

Les tendons de ces muscles peuvent parfois se rompre, entrainant des douleurs et des limitations dans les mobilités.

L’origine de cette rupture peut être traumatique ou dégénératif (du à l’âge).

L’arthro-scanner ou l’IRM sont les examens de référence pour être en évidence cette rupture.

L’intervention chirurgicale se pratique sous anesthésie générale et consiste à suturer cette déchirure à l’aide d’un système de caméra (arthroscopie).

La sortie est autorisée le lendemain de l’intervention avec une attelle qui sera à maintenir durant 1 mois et demi. La rééducation peut alors débuter au terme de cette période.

L’acromion est une portion osseuse issue de l’omoplate et recouvrant l’épaule. Dans certaines situations, cet os peut être crochu et irriter les tendons de la coiffe des rotateurs se trouvant juste au dessous.

Cet état entraine des douleurs et une limitation dans l’utilisation de l’épaule.

Le diagnostic peut se faire sur une radiographie simple.

Le traitement chirurgical se pratique sous anesthésie générale et consiste en la régularisation de ce crochet à l’aide d’un système de caméra (arthroscopie).

La sortie est autorisée le jour même de l’intervention.

Le nerf ulnaire est un nerf se situant derrière le coude. Quand nous fléchissons le coude, le nerf à besoin d’adapter sa longueur et de s’étirer. Quand cette fonction ne peut plus être préservée, l’altération de sa structure entraine une inflammation et une compression.

Cet état entraine des douleurs à type de fourmillements ou de décharges électriques dans la main.

Le diagnostique est porté par l’électromyograme (EMG).

L’intervention chirurgicale consiste à libérer le nerf ulnaire par une petite incision réalisée à l’intérieur du coude. Ceci s’effectue sous contrôle d’une caméra.

La sortie est autorisée le jour même de l’intervention et des pansements sont effectués pendant une semaine.

Les douleurs dues à la compression du nerf disparaissent le jour de l’intervention.

L’articulation de l’épaule est formée par deux os : l’humérus et l’omoplate. Ces deux os sont recouverts de cartilage afin d’assurer la bonne fonction de l’articulation.

Avec l’âge, ou suite à un traumatisme, ce cartilage vient à se détériorer et finalement disparaitre.

Cet état entraine des douleurs et une limitation dans la fonction de l’épaule.

La radiographie permet de poser le diagnostic.

L’intervention chirurgicale se pratique sous anesthésie générale et consiste à remplacer cette articulation par une prothèse.

La durée d’hospitalisation est de l’ordre de 3 jours afin de permettre un retour dans de bonnes conditions. Une attelle doit être portée pendant 1 mois et demi. La rééducation débute à partir de la 3ème semaine après l’intervention et se poursuit pendant 3 à 6 mois.

L’intervention ne permet pas, dans la majorité des cas, de retrouver une souplesse identique mais entraine la disparition complète des douleurs.

Le syndrome du doigt à ressaut correspond à un épaississement nodulaire du tendon fléchisseur d’un doigt au niveau de la main. Ce tendon coulisse normalement dans un tunnel ligamentaire. Avec l’épaississement, le passage au sein de ce tunnel entraine des ressauts et parfois un blocage.

L’inflammation du tendon peut également provoquer des douleurs.

Aucun examen complémentaire n’est utile au diagnostic.

L’intervention chirurgicale se pratique sous anesthésie locale. Une incision de 1 cm dans la paume de la main permet d’agrandir le tunnel pour permette au tendon de coulisser correctement.

La sortie est autorisée le jour même de l’intervention. Des pansements sont à effectuer pendant une semain

L’épicondylite correspond à une tendinite des tendons se situant sur la face externe du coude.

Cet état et du à un surmenage des tendons.

Une radiographie peut être pratiquée afin de rechercher une calcification en regard de la zone douloureuse.

Une chirurgie peut être indiquée lorsque les douleurs deviennent invalidantes malgré un traitement médical bien conduit. Le geste est effectué sous anesthésie loco-régionale et consiste à couper les tendons enflammés.

La sortie est autorisée le jour même de l’intervention. Des pansements sont à effectuer durant une semaine.

Une attelle est mise en place durant 3 semaines, période au terme de laquelle une rééducation est   à débuter.

Il s’agit de l’arthrose de la base du pouce. Le plus souvent, la cause de cette arthrose n’est pas connue.

Cet état entraine des douleurs et une limitation dans l’utilisation de la pince pouce-index rendant difficiles les gestes de la vie quotidienne.

Le diagnostic est effectué porté sur des radiographies.

Il existe plusieurs types d’interventions chirurgicales :

  • la résection de l’os malade
  • la mise en place d’une prothèse
  • l’interposition d’une greffe de tendon

Dans tous les cas, la chirurgie vise à faire disparaître les douleurs et permettre une utilisation normale de la main.

La chirurgie s’effectue sous anesthésie loco-régionale ou générale. Une hospitalisation de quelques jours est recommandée.

La rééducation est immédiate dans le cas de la mise en place d’une prothèse, elle est différée sinon.

Une récupération complète peut être longue (jusqu’à 6 mois).

Cette pathologie correspond à l’accumulation d’un liquide gélatineux appelé liquide synovial, provenant d’une articulation de voisinage ; le plus souvent le poignet.

Cette tuméfaction peut entraîner une gêne et dans certains cas des douleurs.

Le diagnostic repose sur la réalisation d’une échographie.

Le geste chirurgical s’effectue sous anesthésie loco-régionale et consiste en une exérèse de la tuméfaction.

La sortie est autorisée le jour même de l’intervention. Des pansements sont à réaliser durant une semaine.

Une attelle est à porter pendant 3 semaines. La rééducation est nécessaire dans les cas où le patient n’a pas récupéré spontanément une mobilité normale de l’articulation.

Il s’agit du traitement chirurgical de la maladie luxante de l’épaule. Cette chirurgie vise à stabiliser l’articulation de l’épaule chez les patients ayant présenté plusieurs luxation, et dont l’instabilité entravant les gestes de la vie quotidienne.

La chirurgie se déroule sous anesthésie générale. Une petite incision à la face antérieure de l’épaule est réalisée.

Le geste consiste à prélever un appendice osseux aux dépends de l’omoplate et à le fixer à la face antérieure de l’articulation.

Dans les suites, une attelle est à maintenir jusqu’a disparition des douleurs. La rééducation est immédiate.

Il s’agit d’un ensemble de symptômes atteignant plusieurs articulations du membre supérieur après un traumatisme ou une intervention chirurgicale, sans relation avec l’acte lui-même.

Les origines et mécanismes de l’algodystrophie sont mal connues et consisteraient en une hyperactivité du système nerveux entrainant des troubles vasculaires. L’algodystrophie survient préférentiellement chez les sujets angoissés ou anxieux par nature.

L’état engendre des douleurs parfois très invalidantes ainsi qu’une raideur articulaire.

Le diagnostic est aidé par la réalisation d’une radiographie ou d’une scintigraphie.

L’évolution est très lente et peut durer plusieurs années mais la guérison est la règle. Les douleurs viennent à disparaitre tandis qu’une raideur peut dans certains cas persister.

L’épaule est constituée de l’extrêmité de l’os du bras (tête de l’humérus) qui glisse dans une cavité (la glène) située sur l’os omoplate. Le rebord de la glène, la poche fibreuse qui entoure l’articulation (la capsule) et un bourrelet élastique maintiennent la tête de l’humérus dans son logement. Malgré cela, votre articulation a tendance à se déboîter.